Zimbabwe: 23 candidats à la présidentielle du mois de juillet

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Par RFI

Un policier vote à Mbare, le 31 juillet 2013.
© REUTERS/Siphiwe Sibeko

Au Zimbabwe, la liste des candidatures pour la présidentielle du 30 juillet prochain a été validée par la Commission électorale. Et ils seront donc 23 candidats sur la ligne de départ pour ce scrutin historique, le premier sans l'ex-président Robert Mugabe. Et plus de 5,6 millions d'inscrits sur les listes électorales.

Vingt-trois candidatures acceptées par la Commission électorale au Zimbabwe, c’est un record. Jamais le pays n’avait eu autant de candidats à la présidence sous le régime de Robert Mugabe. Le signe que l’espace politique s’ouvre, estiment les analystes politiques, et que la démocratie est en train d’avancer.

Parmi les principaux candidats, on retrouve l’actuel président Emmerson Mnangagwa, leader de la Zanu-PF, qui va devoir composer avec une faction restée fidèle à Robert Mugabe et qui pourrait lui mettre des bâtons dans les roues. Face à lui, il aura Nelson Chamisa, président du principal parti d’opposition, le Mouvement pour le changement démocratique, qui est fortement affaibli depuis le décès de son leader historique Morgan Tsvangirai, il y a quelques mois.

Election test pour le nouveau régime

Il s'agit d'une élection test pour le nouveau régime. Le scrutin sera-t-il libre et transparent ? Depuis des mois, l’opposition réclame la publication de la liste électorale, source de fraude dans le passé. C’est chose faite, celle-ci a été publiée ce vendredi : près de 5,7 millions d'inscrits sur les listes électorales.

En revanche, l’opposition demandait que les Zimbabwéens de la diaspora puissent voter, comme cela est prévu par la Constitution, mais elle n’a pas eu gain de cause.

Des signes encourageants, selon les analystes

Jamais le pays n’avait eu autant de candidats à la présidence sous le régime de Robert Mugabe. Signe que l’espace politique s’ouvre, estiment les analystes politiques, et que la démocratie est en train d’avancer.

Autre signe encourageant, selon eux la Commission électorale a finalisé la liste des électeurs qu’elle rendra disponible à tous les candidats, qui vont désormais pouvoir s’atteler à en vérifier le contenu. Une première dans le pays où l’ancien régime était accusé de manipuler les listes électorales et faire voter les morts.

Observateurs internationaux

A noter que, pour la première fois en 10 ans, l’Union européenne enverra des observateurs. Ils ont été invités par le président Mnangagwa, qui souhaite lancer un signal : le pays est en train de changer…

Selon les observateurs internationaux qui suivront le scrutin, le climat pré-électoral s’est nettement amélioré, même s’il subsiste des problèmes. Notamment le sous-enrôlement des électeurs dans des villes comme Harare et Bulawayo, bastion de l’opposition. Mais le simple fait d’avoir été invité à suivre ses élections, ajoutent-ils, est déjà signe d’ouverture comparé au précédent régime.

L'analyste Gideon Chitanga, du centre sud-africain de réflexion Political Economy Southern Africa (Pesa) 15-06-2018 – Par Alexandra Brangeon

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