Violences en RCA: le président de l’Assemblée nationale appelle au calme

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Par RFI

Des habitants du quartier musulman PK5 en colère après des attaques contre leur communauté. Le 10 avril 2018 (photo d’illustration).
© FLORENT VERGNES / AFP

La capitale centrafricaine a tourné au ralenti ce vendredi 4 mai. La société civile avait appelé à une journée ville morte, organisée en réaction aux violences qui ont fait 24 morts dont un prêtre et plus de 170 blessés, mardi 1er mai.

Vendredi, dans certains quartiers, quelques barrages avaient été installés pour bloquer les routes. Les violences de cette semaine se sont soldées par l’attaque d’une église et la mort d’un prêtre, l’abbé Albert Toungoumalé-Baba, ce qui a déclenché une vague de colère à Bangui.

Vendredi soir, le président de l’Assemblée nationale, qui est musulman, Karim Meckassoua, a appelé au calme et a tenu à rendre hommage à l’abbé Tougoumalé Baba. « C’est quelqu’un qui était vraiment l’apôtre de la paix, il allait de quartier en quartier, de paroisse en église, aux lieux de culte que ce soit musulman ou protestant, il était avec la population. C’était un homme extrêmement populaire. […] Je suis ravagé par l’émotion. Il n’y a aucun acte qui peut justifier, aucune foi qui peut justifier qu’on aille, dans une église ou dans une mosquée, assassiner un homme de dieu comme celui-là. »

Bavure sur un diplomate

Une enquête a été ouverte et une cellule d’investigation mise en place par la justice centrafricaine sur ces évènements.

Karim Meckassoua a également appelé ses compatriotes au calme et à l’unité. « De toutes les façons, nous sommes condamnés à vivre ensemble. Nous n’avons pas d’autre patrie que la République centrafricaine. Que nous soyons chrétiens ou musulmans, que nous croyons ou que nous ne croyons pas en Dieu, la seule devise qui importe pour la République centrafricaine, notre devise, c’est l’unité, la dignité et le travail. »

Si nous tournons le dos à l’unité, c’est toute la République, toute la nation qui périra Karim Meckassoua 05-05-2018

Par ailleurs, l’aide de camp de l’ambassadeur soudanais a été tué à Bangui par les des hommes de l’Office central de répression du banditisme, selon l’AFP. Une bavure. Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra s’est rendu sur les lieux et a présenté ses excuses au Soudan.

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