Un envoyé spécial de l’ONU à Madagascar pour négocier une sortie de crise

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Par RFI

Abdoulaye Bathily, envoyé spécial de l'ONU, a pour mission d'aider à calmer les tensions politiques à Madagascar.
© AFP PHOTO / MARCO LONGARI

L'envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies à Madagascar Abdoulaye Bathily est arrivé dimanche 6 mai à Antananarivo, la capitale, pour aider à apaiser les tensions politiques. Depuis plus de deux semaines, la situation est très tendue sur la Grande Île. Des manifestations ont lieu presque chaque jour dans la capitale. L'opposition qui dénonçait l'adoption de nouvelles lois électorales, favorables au régime selon elle, demande maintenant la démission du chef de l'Etat malgache.

Dimanche, Abdoulaye Bathily a d'abord rencontré le président de la République, Hery Rajaonarimampianina. Sa mission : appuyer les discussions entre les autorités et l'opposition pour revenir à la stabilité, a-t-il expliqué à sa sortie d'un entretien d'une heure avec le chef de l'Etat.

Il a annoncé vouloir « rencontrer tous les acteurs malgaches, en concertation avec les autres éléments de la communauté internationale, en particulier l'Union africaine et la SADC ». A ses yeux, « la solution est entre les mains des acteurs malgaches ». D’ailleurs, « le Secrétaire général de l'ONU a souhaité qu'un dialogue s'amorce entre l'ensemble des acteurs pour une sortie de crise. La solution se trouve entre les mains des Malgaches et la communauté internationale est là pour les appuyer ».

Les députés de l'opposition vont-ils accepter le dialogue ?

Pendant sa mission, l'envoyé spécial des Nations Unies devra toutefois faire face aux réticences de l'opposition concernant l'implication de la communauté internationale dans la résolution de cette crise.

Contactés, certains députés expliquent qu'ils ne sont pas totalement fermés aux discussions à la condition que l'émissaire des Nations Unies comprenne les tenants et les aboutissants de leur démarche. D'autres indiquent qu'une médiation internationale n'est possible que si le président de la République démissionne au préalable.

Car l'autre obstacle, c'est bien le refus des députés de l'opposition de dialoguer avec le régime. Lors de la première tentative de négociations fin avril, ils avaient finalement boycotté la deuxième rencontre organisée par les représentants de la communauté internationale à Madagascar.

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