Tunisie : Tarek Cherif et Noureddine Taboubi à fleurets mouchetés

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Tarek Cherif, 63 ans, président de la Conect, deuxième centrale patronale du pays, et Noureddine Taboubi, 57 ans, secrétaire général de l’UGTT, ne sont décidément pas sur la même longueur d’onde. Leur relation, tendue, parfois houleuse, reste cependant toujours respectueuse.


Le PDG du groupe Alliance est l’un des rares à critiquer celui qui, dans l’opinion, apparaît comme le preux chevalier défendant les droits des travailleurs. Ce dernier, syndicaliste rodé aux bras de fer avec le patronat, a réussi à la fin d’octobre à arracher des augmentations salariales pour le secteur public et à faire reculer le gouvernement sur la privatisation des entreprises publiques (une vingtaine dont Tunisair, Tunisie Télécom, le Groupe chimique tunisien, selon l’UGTT) justifiant son action par le souci de préserver la souveraineté nationale et l’emploi.

Aux commandes du navire amiral des syndicats tunisiens – considéré comme une instance nationale incontournable –, Noureddine Taboubi est craint pour sa capacité à mobiliser et à créer des blocages. Si Tarek Cherif reconnaît la puissance de la centrale syndicale, qui est l’un de ses principaux interlocuteurs en tant que

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