Tunisie-Libye : pour le meilleur et pour le pire

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Pendant deux mois, la fermeture de Ras el-Jdir a provoqué la colère de part et d’autre du poste-frontière. Si la réouverture a été annoncée samedi 1er septembre, cette tension est révélatrice de l’interdépendance des deux voisins.


Point insignifiant sur une carte, Ras el-Jdir focalise ces jours-ci toutes les attentions. La fermeture du principal poste-frontière du sud-est de la Tunisie vers la Libye, il y a près de soixante jours, a déclenché l’ire des habitants de la commune voisine de Ben Guerdane, où des heurts ont éclaté dans les nuits de dimanche 26 à mardi 28 août. Ils voient se tarir une importante source de revenus.

« Les petits trafics – café, thé, tabac, pétrole – permettaient à de nombreuses familles de vivre, et les politiques ont fermé les yeux, explique un militaire tunisien. Mais, depuis 2011 [la chute de Ben Ali et de Kadhafi], des contrebandiers transbordent aussi des armes et de la drogue. » Bien qu’à l’initiative de la fermeture du poste frontalier, la Tunisie se défend de toute rupture.


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« Nous n’avons jamais coupé les liens avec la Libye, a insisté Kamel Akrout, conseiller à la Sécurité nationale de Béji Caïd Essebsi, au Sommet Moyen-Orient–Méditerranée de Lugano. Nous sommes le seul pays à ne pas avoir imposé de visas [après la révolution]. »

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