Transport ferroviaire : comment Camrail veut reconquérir ses parts de marché

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Deux ans après la catastrophe d’Eseka, la compagnie camerounaise n’a pas recouvré la confiance des passagers et reste pénalisée par la baisse de la demande de fret au Tchad. La direction mise sur des investissements massifs pour sortir de cette mauvaise passe.


Nommé en avril directeur général de la Cameroon Railway Company (Camrail), détenue principalement par Bolloré Railways (77,4 %) et par l’État (13,5 %), Pascal Miny a déjà dû passer au plan B. Pour profiter des possibilités commerciales qu’offre la prochaine Coupe d’Afrique des nations, organisée au Cameroun dans moins d’un an, le Français de 59 ans comptait sur une partie des vingt-cinq voitures voyageurs neuves en cours d’acquisition par l’État.

Camrail n’est pas en péril financier, mais en manque de trésorerie

Mais elles ne seront opérationnelles qu’après la compétition. Par conséquent, le nouveau patron en est réduit à donner une seconde vie à onze véhicules cinquantenaires, remisés depuis des lustres. Encore faut-il trouver 1,2 milliard de F CFA (plus de 1,8 million d’euros) pour cette réhabilitation. Car « Camrail n’est pas en péril financier, mais en manque de trésorerie », nuance-t-il, espérant que le gouvernement débloquera les fonds nécessaires à temps.

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