Télécoms : pourquoi les opérateurs rechignent à coter leurs filiales

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Largement absentes des places financières africaines, les compagnies de téléphonie ne semblent pas disposées à inverser la tendance malgré les pressions des États.


Comparées aux banques, autres piliers du secteur tertiaire, les compagnies de téléphonie sont notoirement sous-­représentées sur les principales places boursières du continent. À l’exception du Caire, qui en compte une demi-dizaine, les mieux loties n’en listent que deux (Abidjan et Johannesburg), voire qu’une seule (Tunis, Casablanca, Nairobi, Accra, Dar es-Salaam…). Le Nigeria, la Namibie, l’Ouganda et Maurice n’en comptent aucune.

Fustigeant les opérateurs qui préfèrent s’acquitter d’une amende plutôt que d’obéir à une loi de 2010 imposant la cotation, le président tanzanien, John Magufuli, a ordonné, à la mi-2017, le retrait des licences des récalcitrants : « La direction des impôts ne doit plus imposer d’amendes mais rendre ces compagnies [réticentes] complètement inopérantes. » Si Vodacom Tanzania, leader du marché s’est plié à l’injonction, fin 2017, ni Tigo ni Airtel n’y ont

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