Somalie : au moins 15 personnes dont un chef religieux tuées lors d’une attaque des shebab

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Au moins 15 personnes, dont le leader religieux Abdiweli Ali Elmi, ont été tuées et 10 autres blessées le 26 novembre dans l’attaque d’un lieu de culte soufi par des islamistes radicaux shebab à Galkayo, dans le sud de la Somalie, ont indiqué des sources sécuritaires.


Au moins 15 personnes, dont le leader religieux Abdiweli Ali Elmi, ont été tuées et 10 autres blessées le 26 novembre dans l’attaque d’un lieu de culte soufi par des islamistes radicaux shebab à Galkayo, dans le sud de la Somalie.

« Les assaillants ont utilisé un véhicule bourré d’explosifs pour pénétrer dans l’enceinte avant de tirer sur tous les gens à l’intérieur », a rapporté un responsable sécuritaire, Abdirahman Mohamed, en donnant un bilan de 15 personnes tuées et 10 blessées.

Le leader religieux éliminé

L’attaque, qui visait ce chef d’une secte soufie comptant des centaines de membres, a eu lieu à l’aube, alors que les habitants du centre religieux dormaient encore. Elle a été menée par des hommes armés, qui ont d’abord fait exploser un véhicule piégé.

« Le chef religieux ciblé a été tué dans l’attaque avec certains de ses disciples », a-t-il ajouté.

Abdiweli Ali Elmi était controversé, car il accompagnait les prières de musique, une pratique que certains considèrent comme contraire à l’islam. Il avait aussi été accusé d’avoir insulté le prophète Mahomet, ce qu’il avait nié.

Le groupe des assaillants était composé de quatre hommes armés et un kamikaze, a expliqué Qoje Ahmed, un autre responsable sécuritaire. Selon lui, l’un d’entre eux a été capturé vivant et les autres tués.

« L’explosion était énorme. Elle a détruit la plupart des bâtiments dans l’enceinte », a souligné une témoin.

 Attaque revendiquée par les shebab

Les insurgés shebab, affiliés à Al-Qaïda, ont revendiqué l’attaque, expliquant avoir ciblé Abdiweli Ali Elmi parce qu’il avait « prétendu être un prophète ».

Chassés de Mogadiscio en 2011, les shebab ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils.

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