Sénégal : enquête sur ces candidats anonymes qui rêvent de devenir président

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Pas moins de 136 postulants se sont lancés dans la course aux 52 000 parrainages nécessaires pour se présenter à l’élection présidentielle au Sénégal. Parmi eux, nombre d’anonymes dont les motivations interrogent…


Recherche d’attention médiatique ? Volonté de présenter une alternative ? Manœuvres en faveur de Macky Sall ? Candidatures fantômes ? Les interrogations qui entourent la pléthore de prétendants à l’élection de février 2019 sont nombreuses. Ils étaient 87 en septembre à se lancer dans la quête aux quelques 52 000 signatures nécessaires pour se présenter à la présidentielle. Ils sont aujourd’hui 136, et on ne connait pas l’identité de tous, la Direction générale des élections (DGE) n’ayant pas souhaité communiquer la liste complète des candidats.

Parmi eux, on retrouve les caciques, dont le président sortant Macky Sall et ses principaux opposants parmi lesquels Karim Wade, Khalifa Sall ou encore Ousmane Sonko. D’anciens Premier ministres sont aussi sur les rangs : Cheikh Hadjibou Soumaré et Abdoul Mbaye.

« Alternatives » démocratiques

Et puis il y a ceux dont on connaît moins le nom. Parfois pas du tout. Ils sont homme politique, banquier, enseignant ou encore avocat. Une chose est sûre, les 136 aspirants ne pourront pas tous se porter candidats à la présidentielle. Outre la difficile récolte des parrainages, la caution fixée à 30 millions de francs CFA fait barrière. Un moyen de filtrer les candidatures, selon le gouvernement, une entrave à la démocratie, selon les petits candidats eux.


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Pourquoi autant de candidatures ? Les réponses divergent parmi les « petits candidats ». Mame Adama Gaye, qui se présente sous la bannière du mouvement Sénégal Bou Bess qu’il a créé lui-même en 2018, revendique quelques centaines d’adhérents. Selon cet ancien bâtonnier de l’ordre des avocats, « certaines candidatures visent uniquement à créer une dispersion des voix. Plus il y a de concurrence, plus c’est difficile pour les petits opposants et les indépendants. L’électorat n’est pas élastique et le parti au pouvoir a tout intérêt à multiplier l’offre de candidats. »

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