RDC: polémique autour des banderoles arrachées d’un centre diocésain

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Par RFI

Vue de Kinshasa, capitale de la RDC.
© Wikimedia/Moyogo

A Kinshasa, la Cenco est en colère. La Conférence épiscopale nationale du Congo proteste contre ce qu'elle appelle une « violation de domicile ». Le bourgmestre de la commune de la Gombe a personnellement arraché des banderoles accrochées dans l'enceinte du centre diocésain. Banderoles contre un troisième mandat présidentiel.

Samedi en milieu d'après-midi, Dolly Makambo, le bourgmestre de la Gombe, accompagné de son garde, se présentent à la porte de la concession. Il compte bien décrocher les deux banderoles visibles selon lui depuis la rue. Des banderoles sur lesquelles on peut lire : « Pas de troisième mandat pour le président de la République » et « Pas de révision de la Constitution », deux points clés de l'accord du 31 décembre 2016, parrainé par les évêques.

Donatien Nsholé, secrétaire général de la Cenco, ne cache pas son indignation : « Le policier qui était armé a menacé de tirer sur notre gardien qui n’avait pas d’autre choix que de se laisser faire. C’est une flagrante violation de domicile, et une violence surtout de la part d’un officiel. Pour nous, il n’y a vraiment pas de raison parce qu’il s’agit là d’éléments de l’accord ».

S'il dément toute menace à l'encontre du gardien, le bourgmestre reconnaît être entré pour arracher les banderoles. Des banderoles visibles de la rue et donc soumises à autorisation préalable, selon Dolly Makambo : « Moi, d’abord je m’en fiche de ce qui est écrit dessus. Je dis dans le cadre de mon travail, tout ce qui est publicité, propagande et tout, ça passe par une autorisation de la ville ou de la commune. Même les musiciens qui affichent leurs banderoles à la Gombe sans autorisation, on les arrache. Et ils ne sont jamais passés par la commune, c’est-à-dire ils n’ont pas pris l’autorisation ni à la ville ni au niveau de la municipalité. Alors j’ai arraché d’abord pour qu’ils viennent avec régularisé ».

L'édile a-t-il agi sur ordre du pouvoir s'interrogent les évêques ? « Il n'y a pas d'ordre du pouvoir, je fais mon travail de chef de la municipalité », répond le bourgmestre.

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