RDC: nouvelles accusations contre l’opposant Moïse Katumbi Chapwe

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Par RFI

L'opposant congolais en exil Moïse Katumbi, lors du lancement de son mouvement politique «Rassemblement pour le changement», le 12 mars 2018 à Johannesburg (illustration).
© MUJAHID SAFODIEN / AFP

Des nouvelles accusations contre l'opposant Moïse Katumbi Chapwe en RDC. Au cours d'une cérémonie présidée par le ministre de l'Intérieur Mova Sakani, la police nationale a présenté un ex-militaire qui a rejoint l'ALPC depuis 2012 comme l'un de ceux qui ont été sollicités pour aider l'ancien gouverneur du Katanga dans une tentative de prendre le pouvoir par la force. L'assaut devait être mené à partir d'Aru, en Ituri.

Le porte-parole de la police nationale, le colonel Mwanamputu, a présenté Ahikitaba Ibrahim comme un militaire démobilisé depuis 2005 et reconverti en exploitant d’or avant d’intégrer -en 2012- l’ALPC, Alliance pour la libération du peuple congolais. Un groupe armé qui opère en Ituri et dans une partie du territoire de Faradje, dans la province voisine du Haut-Uélé.

A en croire la police congolaise, les connexions du chef de la branche armée de l’ALPC avec l’ex-rébellion du M23 remonteraient à mars 2015. Elles se seraient poursuivies sans désemparer jusqu’au début du mois de février 2018, date à laquelle Ahikitaba Ibrahim aurait « rencontré à Kampala l’ex-colonel John Tshibangu » -aujourd’hui en détention à Kinshasa- et d’autres émissaires de l’opposant Moïse Katumbi Chapwe de manière à « ouvrir les hostilités à partir du territoire d’Aru ».

Joint au téléphone, Me Mumba Gama du collectif des avocats de Moïse Katumbi a rejeté ces accusations. Selon lui, le combat de l’ancien gouverneur du Katanga « se fait avec des moyens pacifiques ».

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