RDC: les habitants sceptiques sur la lutte contre l’insécurité à Kinshasa

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Par RFI

Un barrage de police à Kinshasa, en RDC, le 31 décembre 2017.
© REUTERS/Kenny Katombe

Bientôt une semaine depuis l’annonce par la police nationale des mesures de sécurisation de la population dans la ville de Kinshasa. Mais les Kinois sont sceptiques. Pour la plupart d’entre eux, aucun signe de ces mesures pour combattre l’insécurité n’est perceptible dans la capitale de la RDC.

« Je n’ai pas encore senti l’impact de cette mesure ». Mademoiselle Mbuyi Mbenga n’a constaté aucun changement, elle qui compte dans son entourage des victimes d'enlèvements à bord des véhicules baptisés «Ketch» : « Ma mère et ma sœur se sont déjà fait kidnapper. Une de mes petites sœurs s’est fait kidnapper à la veille de sa défense de mémoire. Dans mon entourage il y a plus de cinq personnes ».

Cet avocat témoigne sous le sceau de l’anonymat. Selon lui, l’insécurité persiste encore : « Rien n’a changé. Tous ces malfrats opérent comme ils veulent. Les gens se font dévaliser, les gens se font arracher des effets de valeur en pleine rue, comme ça ».

Une journaliste d’un média en ligne a déclaré avoir été enlevée le week-end dernier. Le général Sylvano Kasongo Kitenge, commissaire provincial de la police dans la capitale dit avoir été informé de cette affaire : « Elle est journaliste, il faut qu’elle nous aide à nous donner quelques repères. Ça va nous aider. Ça va aider à faire avancer l’enquête ».

Pour le général Kasongo, la sensibilisation de la population devait précéder les mesures annoncées pour combattre l’insécurité : « Je crois qu’il y a eu un temps pour la sensibilisation. On a sensibilisé la population. Dès lundi vous verrez que la police sera à pied d’œuvre ».

Entretemps, plusieurs autorités civiles et militaires, y compris des privés roulent toujours à bord de véhicules avec des plaques d’immatriculation voilées.

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