RDC: les Congolais de la diaspora pourront-ils voter aux prochaines élections?

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Par RFI

Le recensement des électeurs congolais de la diaspora est prévu du 1er juillet au 28 septembre 2018.
© Government of the Democratic Republic of the Congo / Wikimedia

La question de la participation des Congolais de l'étranger au processus électoral alimente le débat en RDC. Leur recensement est prévu du 1er juillet au 28 septembre, d'après le calendrier de la Commission électorale nationale indépendante. Certains membres de la société civile et d'autres de l'opposition craignent que la complexité de cette opération soit utilisée comme alibi pour reporter les élections prévues en décembre 2018.

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) affirme être prête pour l'enrôlement des Congolais de l'étranger dans la période prévue par le calendrier électoral.

Au cours d'une réunion avec le Président de l'Assemblée nationale Aubin Minaku, début mai, Corneille Nangaa a présenté l'état d'avancement des préparatifs pour cette opération. Il lui a annoncé que 220 kits électoraux ont été apprêtés, configurés et sont prêts à être déployés. Il a également ajouté que les sites d'enregistrement ont aussi été identifiés.

Le président de la CENI a profité de cette séance pour présenter les défis liés à la réalisation de cette opération. Il y a notamment la difficulté de déterminer si les candidats à l'enrôlement ne possèdent que la nationalité congolaise comme l'exige la loi. Mais aussi la question de la sécurité, étant donné que certains Congolais de la diaspora se montrent parfois violents vis-à-vis de représentants des institutions actuelles.

Le «rendez-vous du 23 décembre», la priorité

Du côté de l'opposition, le député UNC Juvénal Munubo, affirme qu'il faut prioriser l'objectif principal de ce processus qui est, selon lui, la présidentielle en décembre 2018. « Si l’enrôlement des Congolais de la diaspora constitue ou risque de constituer un prétexte ou un obstacle », il préfère « ne pas le faire ». A ses yeux, ce qui importe avant tout, « c’est le rendez-vous du 23 décembre 2018 pour l’alternance qui va suivre ».

Pour sa part, la plateforme Agir pour les élections transparentes et apaisées (AETA) demande au Parlement de lever une option conséquente en rapport avec l'enrôlement des Congolais vivant à l'étranger.

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