RDC: colère des taxi-motos à Kisangani après une violente arrestation

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Par RFI

Une rue du centre-ville de Kisangani (photo d'illustration).
© CC/Creative Commons / Piet Clement

Les taxi-motos de Kisangani, dans le nord de la République démocratique du Congo, laissent éclater leur colère depuis lundi 21 mai, après qu'un des leurs a été brutalisé par un policier de la circulation. Le chauffeur de taxi-moto a été hospitalisé mais il est en vie et conscient. Quoi qu'il en soit, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase pour les chauffeurs qui dénoncent les tracasseries récurrentes des agents de police.

Tout aurait commencé lundi 21 mai en milieu d'après-midi, au rond-point Noguera. Un taxi-moto transportant un client est arrêté brutalement par un agent de la Police de circulation routière (PCR). Il tombe de sa moto, s'évanouit et est évacué vers un hôpital. Un attroupement se forme, l'agent est extrait in extremis. Les motards se regroupent, laissent éclater leur colère. Dénonçant les tracasseries à répétition des policiers, ils érigent des barricades et brûlent des pneus.

Ce mardi matin, les échauffourées reprennent alors que la rumeur sur la mort du taxi-moto parcourt la ville. Les regroupements sont dispersés par des tirs de sommation et des gaz lacrymogènes, notamment à l'Institut IBTP qui forme des ingénieurs du bâtiment. Les étudiants de l'IBTP se joignent au mouvement, mettent la main sur 2 armes de policiers que la garde républicaine ira reprendre au terme d'une intervention musclée dans les locaux de l'institut. Bilan de la journée : 1 blessé selon les autorités, plusieurs selon d'autres sources sans qu'il soit possible d'établir un décompte précis de source indépendante pour le moment.

« Nous avons suspendu les activités de la police routière le temps de se réunir pour trouver des solutions pour sécuriser la population et que les choses se calment », explique le gouverneur Constant Lomata, qui assure chercher également des solutions sur un mécanisme d'identification des motards. Le gouverneur affirme enfin que les allégations de brutalités policières feront l'objet d'une enquête.

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