RCA: le retour des taxis au PK5 à Bangui

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Par RFI

Dans le quartier PK5 à Bangui, la vie reprend son cours.
© AFP PHOTO / MIGUEL MEDINA

A Bangui, cela faisait plus d’un mois, depuis l’opération qui était censée désarmer les groupes d’autodéfense du quartier, qu’aucun taxi ne rentrait au PK5. Depuis vendredi, les choses reviennent peu à peu à la normale et la circulation reprend, dans le poumon économique de la capitale centrafricaine.

La frontière du pont Jackson, à quelque 500 mètres du PK5, n’est plus. Depuis l’opération Soukoula le 8 avril dernier, puis les violences du 1er mai, le quartier commerçant était asphyxié.

Entre les barrages de police et de gendarmerie à l’extérieur, et les barricades des autodéfenses à l’intérieur, le PK5 était redevenu la même enclave qu’entre 2013 et 2015

Eric Kotto, le délégué des taxis de l’avenue Boganda, a sû convaincre ses confrères de la nécessité de revenir. « On a fait une sensibilisation avec les taxis. Nous les taximen on travaille pas pour une seule personne, on travaille pour tout le monde. Tu es chrétien ou tu n’es pas chrétien ou toi tu es étranger ou tu n’es pas étranger, on travaille avec toi. Tu nous prends en course et tu nous payes. »

Au PK5, on se sent rassuré. « Nous, on est contents, on est commerçants avant tout, et là on voit les clients revenir petit à petit ! Même les autodéfenses ont accepté de lever les barrières », s’enthousiasme Saboura, le délégué général des commerçants.

Pour Eric Kotto, c’est avant tout une question de responsabilité. « La paix, c’est pas des pays à côté qui va nous amener la paix. C’est nous-mêmes les fils du pays qui allons nous donner pour ramener la paix dans le pays. »

Et pour que la situation revienne à la normale, il faudrait que la Minusca reprenne ses patrouilles à l’intérieur du quartier comme le demande le comité de prévention de crise.

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