RCA: des ONG insistent pour que la loi sur la Cour pénale spéciale soit votée

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Par RFI

Vue de la capitale Bangui, en RCA, le 29 septembre 2015.
© AFP PHOTO/EDOUARD DROPSY

Plus que quelques jours avant la mise en place de la Cour pénale spéciale en Centrafrique. C'est du moins ce qu'espèrent les organisations des droits de l'homme. L'association des victimes de la crise, la Ligue centrafricaine des droits de l'homme (FIDH) et Human Rights Watch étaient réunies à Bangui, ce jeudi, pour appeler les députés à voter cette loi qui passera au Parlement avant la fin du mois.

Les bâtiments sont finis, les magistrats nationaux et internationaux ainsi que les officiers de police judiciaire ont prêté serment, il ne reste donc plus qu'aux députés de voter ce projet de loi pour que la Cour pénale spéciale soit effective et débute enfin ses travaux d'enquête.

Pour maître Morouba, président de la Ligue centrafricaine des droits de l'homme, il est urgent que les élus aillent dans le sens de la justice : « Nous avons expliqué à nos députés que la balle est dans leur camp parce qu'ils doivent répondre un jour devant le peuple. Et c'est le peuple qui est actuellement victime de tout ce qui se passe ».

Avec un budget couvert à 50%, la CPS manque pour le moment de moyens, comme le souligne Lewis Mudge de Human Rights Watch : « Jusqu'à maintenant, la communauté internationale et les partenaires du gouvernement de la RCA n'ont pas donné suffisamment de fonds pour soutenir la CPS. On espère qu'après le passage de cette loi, ils vont débloquer leur soutien ».

Dans tous les cas, tous ont un mot d'ordre commun : impunité zéro, comme le rappelle Hervé Limado, le président de l'association des victimes de la crise : « Tous ceux qui ont de immunité, que ce soit à l'international, au national ou au régional, que si la CPS ouvre un dossier les concernant, ils ont l'obligation de se présenter devant la Cour. Et que si la Cour les juge, les condamne, ils doivent purger leur peine ».

A la CPS, on estime que tout est en place pour que les travaux démarrent et que si la loi n'est pas votée, c'est l'impunité qui gagnera, comme depuis des décennies en Centrafrique.

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