Procès Gbagbo: la défense va plaider l’acquittement

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Par RFI

Vue de la chambre de la Cour pénale internationale dans laquelle se déroule le procès de Laurent Gbagbo.
© REUTERS/Peter Dejong/Pool

Après plus de huit ans de procédure et deux ans de procès, la Cour pénale internationale a autorisé la défense de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé à plaider l’acquittement. L’ancien président de la Côte d’Ivoire et son ex-ministre de la Jeunesse sont accusés de « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité », dans la crise postélectorale de 2010-2011. Que dit ce texte ?

Dans une décision rendue publique le 4 juin dernier, trois juges de la chambre d'accusation de la CPI donnent la possibilité aux avocats de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé, de plaider l’acquittement total ou partiel.

Concrètement, ces avocats ont jusqu’au 20 juillet pour rendre un mémoire expliquant « pourquoi il n’y a pas suffisamment de preuves susceptibles de justifier une déclaration de culpabilité et à l’égard de laquelle, par conséquent, un jugement d’acquittement partiel ou total sera justifié », lit-on dans ce document.

Cette « requête aux fins d’acquittement » est rendue possible par le système juridique de Common Law et devant la CPI. C’est une procédure « normale », relativise Jim Wormington, chercheur à Human Rights Watch.

« Le procès de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé est un peu à son mi-temps. En janvier 2018, le dernier témoin a été appelé par le parquet donc ça représente la fin des preuves présentées par le procureur et c’est à ce moment que la défense peut décider de faire une demande de non-lieu. Chaque partie va faire son argumentation et finalement ce sera à la chambre d’accusation de dire quel chef d’accusation va continuer. »

Les avocats de la défense estiment, pour leur part, que les témoins présentés par le procureur ne répondent pas à une question essentielle, à la base du dossier d'accusation monté contre leurs clients : « on ne voit pas apparaître un plan commun de nature à engager la responsabilité du président et de son ancien ministre », indique l’un des conseils de la défense.

Chaque partie – le procureur, les victimes et la défense – devra discuter ses arguments lors d'une audience publique le 10 septembre prochain.

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