Présidentielle au Zimbabwe : les deux principaux candidats affirment être en tête du scrutin

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Le chef de l’État Emmerson Mnangagwa et l’opposant Nelson Chamisa, les deux principaux candidats à la présidentielle au Zimbabwe, se sont chacun félicités mardi 31 juillet d’être en tête des élections organisées la veille.


Alors que les premiers résultats devraient être connus mardi après-midi, la commission électorale a d’ores et déjà annoncé en fin de matinée qu’ « aucune fraude » n’avait eu lieu lors des élections. « Nous sommes absolument confiants qu’il n’y a eu aucune fraude », a déclaré Priscilla Chigumba, la présidente de la commission, dont l’institution a été très critiquée par l’opposition pendant tout le processus électoral.

Un peu plus tôt dans la matinée, Nelson Chamisa, le jeune patron du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) dont le parti dénonce des fraudes, a revendiqué une « victoire éclatante ».

« Nous avons fait remarquablement bien », a-t-il affirmé, se basant sur un décompte des voix portant sur « la majorité des plus de 10 000 bureaux de vote » du pays. « Nous sommes prêts à former le prochain gouvernement », a-t-il lancé sur le compte Twitter de sa campagne.

Mnangagwa évoque aussi sa victoire

Rapidement, Emmerson Mnangagwa, patron de la Zanu-PF et ancien bras droit de Robert Mugabe, lui a emboîté le pas, sous-entendant qu’il menait la course. « Les informations obtenues par mes représentants sur le terrain sont extrêmement positives », a-t-il lui aussi assuré sur son compte Twitter, demandant à la population d’attendre les résultats officiels.

Les Zimbabwéens se sont rendus en nombre lundi aux urnes pour ces élections historiques. Selon la commission électorale, le taux de participation se situait aux alentours de 75 % une heure avant la clôture des bureaux de vote lundi.

Vers un second tour ?

Emmerson Mnangagwa, qui a succédé en novembre à Robert Mugabe à la suite d’un coup de force de l’armée et de son parti, cherche à obtenir par les urnes la légitimité du pouvoir. Il était donné favori de la présidentielle, même si l’écart avec son principal adversaire s’était récemment réduit, selon un récent sondage.

Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue des suffrages au premier tour, un second tour sera organisé le 8 septembre.

Promesse d’élections « justes »

Le président Mnangagwa a promis des élections « libres et justes », alors que les scrutins de l’ère Mugabe ont été régulièrement entachés de violences et de fraudes. Pour preuve de sa bonne volonté, il a invité – pour la première fois en seize ans – les observateurs occidentaux à surveiller le processus électoral.

Aucun incident violent n’avait été signalé lundi en fin d’après-midi, a indiqué le chef des observateurs de l’Union européenne (UE), Elmar Brok. En revanche, l’UE a noté « des déficiences » pendant les opérations de vote, notamment « la totale désorganisation » du vote dans deux quartiers pauvres d’Harare, alors que « tout s’est bien passé dans des quartiers plus favorisés ».

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