Présidentielle à Madagascar : 46 candidats pour un fauteuil

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46 candidatures, dont celles des trois derniers chefs de l’État de la Grande Île, ont été déposées pour la présidentielle malgache qui se déroulera les 7 novembre et 19 décembre prochains. Des candidatures qui seront dans les prochains jours examinées par la Haute cour constitutionnelle malgache (HCC).


Après avoir laisser planer le suspense jusqu’au dernier moment, Hery Rajaonarimampianina, élu il y a cinq ans à la présidence de Madagascar, a finalement déposé la semaine dernière sa candidature à sa propre succession. Mais ses deux prédécesseurs, Andry Rajoelina (2009-2014) et Marc Ravalomanana (2002-2009), interdits de candidature lors du précédent scrutin, n’entendent pas lui laisser le champ libre.

Outre ceux des trois anciens anciens présidents, la Haute cour constitutionnelle malgache (HCC) a annoncé mardi 21 août avoir reçu les dossiers de 43 autres postulants – un total proche du record de 49 dossiers déposés en 2013. La plus haute instance judiciaire de la Grande Île doit maintenant examiner ses documents et annoncer d’ici à dimanche la liste officielle des candidats autorisés à participer au scrutin des 7 novembre et 19 décembre prochains.

L’ancien président Ratsiraka également candidat

Celle élection, doublée de législatives, se tiendra dans un climat politique tendu. D’avril à juin, les partisans de l’opposition ont occupé la principale place de la capitale, Antananarivo, pour dénoncer les nouvelles lois électorales et exiger la démission du président Rajaonarimampianina, accusé de dérive autoritaire. La crise n’a pu s’achever qu’à la faveur de la nomination d’un gouvernement d’union nationale.

Comme la Constitution l’exige, le président Rajaonarimampianina, qui a annoncé la semaine dernière qu’il briguerait un nouveau mandat, devrait démissionner en septembre. Dans la longue liste des candidats à sa succession dévoilée mardi figurent aussi d’anciens Premiers ministres, Jean Omer Beriziky, Jean Ravelonarivo ou Olivier Mahafaly Solonandrasana, ainsi que l’ex-président Didier Ratsiraka, 81 ans, qui a dirigé le pays d’une main de fer de 1975 à 1993.

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