Nigeria: l’ADC, la troisième force?

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Par RFI

L’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo (photo d'archives).
© Getty Images

Au Nigeria, l’ancien président Olusegun Obasanjo s’allie au parti de l’ADC en vue de la présidentielle de février 2019. Sa plateforme créée en janvier dernier, le Mouvement de coalition pour le Nigeria (CNM), se lance donc officiellement dans la course et veut faire figure de troisième force, face à l’APC, le parti du président Muhammadu Buhari, et au PDP, en crise depuis plusieurs mois.

Cette fusion entre le Mouvement de coalition pour le Nigeria (CNM), et l’ADC (African Democratic party), a été scellée jeudi 10 mai dans l’Etat d’Ogun. En s’alliant à ce parti politique, Olusegun Obasanjo espère apporter, selon ses mots, « un changement dans la gouvernance ». Obasanjo, qui s’est retiré de la vie politique en 2014, apporte sa caution morale à cette initiative, mais ne compte pas adhérer directement à l’ADC.

En créant son mouvement fin janvier, l’ancien président (1999-2007) voulait mettre fin à « l’ère de l’impuissance » et à la corruption, qui gangrènent selon lui l’APC et le PDP. Des maux, insiste Obasanjo, qui ont conduit à diviser les Nigérians et à attiser les injustices. Son mouvement se veut populaire, il est ouvert à tous les citoyens et revendique près de 3 millions de membres. Son but, fédérer des personnalités pour constituer une alternative au système politique en place.

Parmi ces leaders figurent notamment d’anciens gouverneurs, dont Donald Duke qui ne cache pas son ambition de se présenter à la présidentielle.

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