Nabil Benabdallah : « Au Maroc, la redistribution des richesses n’est pas pensée »

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Du projet de loi de finances à la situation sociale, en passant par sa participation au gouvernement, le secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS) commente les principaux dossiers de l’actualité marocaine.


Il a été limogé du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme le 24 octobre 2017, en même temps que deux autres membres du gouvernement. Depuis, Nabil Benabdallah a revu Mohammed VI, qui l’a reçu en juillet pour le féliciter après sa réélection à la tête du Parti du progrès et du socialisme (PPS). Un troisième mandat décroché avec 371 voix, contre 92 pour son concurrent. Entretien avec un maître du compromis.

Jeune Afrique : Une première version du projet de loi de finances 2019 vous a été présentée. Vous satisfait-elle ?

Nabil Benabdallah : Oui, le message du roi a été entendu. La première ébauche qui nous a été présentée est résolument sociale ; 27 milliards de dirhams (2,5 milliards d’euros) vont être injectés, et 40 000 nouveaux emplois sont annoncés dans la fonction publique, prioritairement dans la santé et l’éducation. Lors d’une réunion du parti, nous avons parlé d’un « nouveau souffle ».

N’y a-t-il pas des lacunes, notamment en ce qui concerne la réforme fiscale ?

Je ne crois pas. Pour les deux ou trois ans à venir, un système de solidarité va être instauré. Les entreprises dont les bénéfices atteignent au moins 50 millions de dirhams seront taxées à hauteur d’environ 2 %, selon le premier document. Au PPS, nous proposons d’abaisser ce seuil à 20 millions de DH de bénéfices.

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