Mines : Anglo American prend son temps pour quitter l’Afrique du Sud

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Il y a deux ans, le géant britannique évoquait la cession de la plupart de ses actifs dans la nation Arc-en-Ciel. La remontée des cours rend ces opérations délicates moins urgentes.


À la fin de 2016, Mark Cutifani, le patron du géant minier Anglo American (28,7 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2017), annonçait son intention de revendre ses filières sud-africaines du platine, du fer et du charbon. Interprétée comme un abandon par la compagnie de la nation Arc-en-Ciel – pourtant son berceau originel –, cette décision avait à l’époque suscité l’ire du gouvernement de Pretoria.

Le groupe ne comptait pas moins de trente-trois mines en exploitation en Afrique australe (dont trente en Afrique du Sud), trois projets en développement et une organisation logistique (des mines aux ports, en passant par les usines) sans équivalent chez les concurrents. Quant au siège régional de Johannesburg – jadis celui du groupe avant son déménagement à Londres, en 1998 –, il reste un centre de décision majeur pour Anglo American.

En février 2017, Cutifani, tentant de rassurer les autorités et ses salariés, avait précisé qu’il n’était pas question pour lui de brader ses actifs sud-africains, mais de les moderniser avant de les revendre « éventuellement » au bon moment, en fonction de la conjoncture. Deux ans plus tard, aucune cession ne s’est concrétisée.

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