Mali: inquiétude après l’enlèvement du préfet de Tenenkou et de son chauffeur

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Par RFI

Au Mali, des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et internationales, régulièrement visées par des attaques meurtrières et des enlèvements (photo d'illustration).
© Philippe Desmazes/AFP

Cela fait plus de deux semaines que Makan Doumbia, le préfet de Tenenkou, une localité du centre du Mali, a été enlevé. Ses ravisseurs, et ceux de son chauffeur kidnappé avec, ont fait savoir qu'ils appartenaient à la katiba peule du prédicateur Amadou Kouffa. Mais depuis, aucune preuve de vie des deux hommes n'a été diffusée. La libération de deux enseignants de Tenenkou, enlevés il y a une semaine et relâchés après 24h, alimente l'inquiétude.

Aucune photo, aucune vidéo. Les familles du préfet et de son chauffeur sont sans nouvelles depuis le 8 mai, jour de leur enlèvement. Dès le lendemain, un homme a cependant réussi à parler aux ravisseurs au téléphone. Sans demander de rançon, ils auraient simplement déclaré : « le préfet ne connaît pas le Coran nous allons lui apprendre à prier. »

Depuis, plus aucune nouvelle de Makan Doumbia et de son chauffeur. Y a-t-il des négociations en cours ? Une demande de contrepartie en échange de leur libération ? Pas à la connaissance des proches des otages qui se disent inquiets.

L'angoisse est d'autant plus grande que les ravisseurs de deux enseignants qui travaillaient eux-aussi à Tenenkou ont été très clairs.

Si les enseignants ont été relâchés après 24h, c'est parce qu'ils ont bénéficié d'une seconde « chance ». S'ils avaient travaillé pour l'administration ou pour l'armée, aucune discussion n'aurait été possible, ont précisé les preneurs d'otage.

« Des propos qui font craindre le pire », confiait mercredi un élu local de Tenenkou inquiet pour le préfet et son accompagnateur, inquiet aussi pour l'avenir de la région, où les attaques de voyageurs sont de plus en plus fréquentes.

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