Madagascar: l’opposition hésite à rencontrer l’envoyé spécial des Nations unies

0
84

Par RFI

Abdoulaye Bathily est l'envoyé spécial des Nations unies à Madagascar (illustration). L'opposition malgache hésite à le recontrer: pas de négociations sans démission préalable du président.
© UN Photo/Yubi Hoffmann

À Madagascar, l’opposition semble mettre de l’eau dans son vin. Si jusqu’ici la politique de la chaise vide prévalait, 10 députés ont accepté de rencontrer la FFKM, le Conseil des églises de Madagascar, lundi après-midi. Au sein du comité de coordination des députés pour le changement la question est en débat : faut-il oui ou non aller voir Abdoulaye Bathily, l’envoyé spécial de l’ONU ?

« C’est une crise qui doit être discutée par les Malgaches et résolue par les Malgaches ». C’est ce qu’a déclaré lundi après-midi sur la place du 13 mai, la porte parole de l’opposition, la députée Hanitriniaina Razafimanantsoa. Un signal en apparence clair : le refus catégorique de toute forme de médiation internationale, comme depuis le début de mouvement il y a une quinzaine de jours.

Pourtant, en coulisses, les députés semblent s’adoucir. « La question de rencontrer Abdoulaye Bathily est en débat au sein du comité de coordination », confie ainsi Guy Rivo, député TIM. Et de renchérir : « On avait bien dit qu’on refusait la médiation de l’Eglise au début du mouvement, et finalement nous y sommes allés lundi après midi ».

Dix députés de l’opposition se sont en effet rendus lundi au siège de la FFKM, après le HVM – le parti au pouvoir. Chacun a pu exposer son point de vue, et le ton est donné. Les députés de l’opposition ont demandé à l’organisation religieuse de convaincre le président de la République de Madagascar de démissioner. Le message est clair : sans démission, pas de négociations.

Article original

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici