Madagascar: les acteurs de la crise discutent pour trouver une issue

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Par RFI

Le président malgache Hery Rajaonarimampianina (d)et l'ex-président Andry Rajoelina lors de la cérimonie de passation de pouvoir, le 24 janvier 2014 à Antananarivo (photo d'illustration).
© REUTERS/John Friedrich Rabenandro

A Madagascar, des discussions entre les acteurs de la crise pour trouver une issue et un Premier ministre de consensus se poursuivent. Vendredi 1er juin, la Haute Cour constitutionnelle a donné jusqu'au 5 juin aux acteurs politiques pour trouver un accord de sortie de crise. Avec sa décision qui faisait suite à une demande de déchéance du président de la République par l'opposition, la plus haute juridiction du pays met le chef de l'Etat en difficulté, car que ce soit dans le cadre d'un accord politique ou non, le nouveau Premier ministre sera proposé par le MAPAR, parti d'opposition de l'ancien président Andry Rajoelina.

D'après la Constitution malgache, c'est le groupe majoritaire à l'Assemblée nationale qui propose le nom du nouveau Premier ministre. C'est le MAPAR, parti de l'ancien président de la transition Andry Rajoelina qui a obtenu le plus de sièges lors des dernières élections législatives. Samedi, Pierre Houlder, le porte-parole de ce parti a indiqué que « des tractations étaient en cours avec la présidence et les différents acteurs politiques pour trouver une issue à cette crise. » « Aucune liste de potentiel Premier ministre n'a encore été déposée », précise-t-il.

Avec la décision de la Haute Cour constitutionnelle, le président de la République voit sa marche de manœuvre réduite. Dans ses explications de vendredi, la plus haute juridiction du pays parle même de « sanction à l'endroit du chef de l'Etat. »

Elle indique que les ministères devront être répartis entre les différentes mouvances présentes à l'Assemblée nationale. Problème pour le président de la République, même si une majorité de députés se disent pro-régime, aucun ne sont issus de son parti le HVM, car ce parti n'existait pas lors des législatives de 2014.

Pour continuer à exister politiquement et garder des ministères, Hery Rajaonarimampianina a donc tout intérêt à trouver un accord politique avec l'opposition. Le MAPAR d'Andry Rajoelina a déjà fait savoir jeudi qu'il était prêt à laisser de la place au parti au pouvoir dans le nouveau gouvernement.

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