Madagascar : l’économie, elle, ne connaît pas la crise

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Le président sortant pourrait bien payer dans les urnes les promesses non tenues et les scandales de corruption à répétition. Ironie du sort : le pays se trouve de nouveau dans une bonne dynamique.

C’est le FMI qui l’affirmait fin septembre lors de sa dernière mission à Madagascar : « La croissance économique se confirme et dépassera les 5 % cette année, soit le taux le plus élevé sur la dernière décennie ».

L’économie malgache est bien en train de se redresser, après s’être retrouvée en état de mort clinique au lendemain de la crise de 2009 et des trois années de transition qui ont suivi. Qu’elle ait réussi à se relever, en quelques années seulement, confirme sa résilience mais démontre aussi tout le potentiel que le pays pourrait exprimer s’il était gouverné au nom du bien commun et non pas de quelques intérêts particuliers.

Depuis son indépendance, Madagascar a pris la mauvaise habitude de dilapider les fruits récoltés durant les périodes de croissance, au cours de crises politiques aux effets souvent désastreux sur les grands indicateurs socio-économiques.

Beaucoup ont commencé à craindre le pire après les affrontements meurtriers entre forces de l’ordre et opposants sur la place du 13-Mai, à la fin du mois d’avril. Mais les tensions politiques sont retombées ces dernières semaines, le pays marche d’un pas décidé vers les élections, et Madagascar a l’opportunité de se débarrasser de la triste spécificité d’être le seul pays au monde à s’appauvrir continuellement sans jamais avoir connu de guerre sur son territoire.

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