Madagascar: la classe politique débat de la question d’une présidentielle anticipée

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Par RFI

Palais présidentiel d'Ambohitsorohitra, centre-ville d'Antananarivo.
© Bilal Tarabey / RFI

Après la déclaration du président de la commission électorale nationale indépendante (Céni) concernant les dates de l'élection présidentielle, le temps des réactions. La Céni a proposé trois échéances : une anticipation de l'élection en août 2018, un report en mai 2019 ou alors s'en tenir à la date initialement prévue fin novembre 2018. Une déclaration qui fait réagir la classe politique.

Au sein du Mapar, parti de l'ancien président de la Transition Andry Rajoelina, ils sont plusieurs parlementaires à souhaiter une anticipation des élections. « C'est mieux d'organiser une élection anticipée pour éviter toutes sortes de manoeuvres politiques de la part du régime en place ou bien de l'opposition », estime Jean Brunelle Razafintsiandraofa, député de ce parti.

Pour Guy Rivo Randrianarisoa, député du TIM, parti de l'ancien chef de l'Etat Marc Ravalomanana, il faut s'assurer d'abord que l'élection se déroule dans de bonnes conditions. « Peu importe les dates que la Céni donne, il faut que toutes les institutions légales du pays – la Céni, les bureaux de vote et surtout le cadre des élections, c'est-à-dire la loi électorale – soient d'abord aux normes, répondant à une élection juste, équitable et transparente. Si ce n'est pas fait, il y aura plus de problèmes après les élections. »

Une anticipation de l'élection est un risque, souligne de son côté Freddie Mahazoasy, vice-président de l'Assemblée nationale et député du HVM, le parti présidentiel. « Si on passe part des élections anticipées, il se posera automatiquement un gros problème : l'organisation matérielle ! On a plus de 20 000 bureaux de vote sur l'ensemble du territoire. On multiplie les chances d'avoir des élections qui vont par la suite être critiquées sur l'aspect organisationnel. »

La Céni a invité toutes les parties concernées par les tensions politiques à discuter de ces trois propositions. Il reviendra au gouvernement de fixer la date précise de l'élection présidentielle.

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