Madagascar: la Céni presse gouvernement et opposition de trouver un accord

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Par RFI

Après plusieurs semaines de blocage politique entre l'exécutif et l'opposition, la commission électorale (Céni) malgache a émis des propositions pour trouver une issue au statu quo.
© Laure Verneau/RFI

La Céni a organisé vendredi 11 mai une concertation entre différents partis politiques et la société civile sur le processus électoral. Les députés de l'opposition ont à nouveau défilé dans les rues de la capitale. Ils ont presque tous boudé la rencontre organisée par la Céni. Côté gouvernement, ils étaient aussi peu nombreux.

Les concertations ont duré près de 6h. Hery Rakotomanana, le président de la Céni, a demandé à l'opposition et au régime de trouver un accord politique d'ici la fin du mois. « Il faut sortir vraiment des décisions pour avancer vers les élections, au plus tard, au 31 de ce mois, sinon, il va y avoir un risque fort de report des élections. »

Misa Razafindrakoto, secrétaire général adjoint de la primature a été envoyé pour représenter le Premier ministre. Selon lui, tout est en place pour que l'élection présidentielle se déroule fin novembre : « Quelques soient les divergences sur le plan politique, le cadre légal est plus ou moins prêt déjà, le calendrier est là, conforme à la Constitution, donc le seul mode de désignation des gouvernants dans un Etat démocratique est l'élection. »

Mamy Rabenirina, du TIM, parti de l'ancien chef de l'Etat Marc Ravalomanana est l'un des rares députés de l'opposition présents à cette rencontre : « Un accord politique oui, c'est faisable, on est flexible. Mais seulement, il nous faut des interlocuteurs valables pour ne pas perdre trop de temps. » La démission du président ou du gouvernement est un « préalable », estime-t-il.

Au vu des tensions politiques, la Céni a proposé en début de semaine trois dates pour l'élection présidentielle : anticiper dès fin août, rester sur la date initiale en novembre ou reporter en mai 2019.

Tard hier soir, dans un communiqué la présidence a indiqué que les trois lois électorales ont été promulguées par le chef de l'Etat malgache en tenant compte des recommandations de la Haute Cour constitutionnelle. La semaine dernière, l'instance avait retoqué plusieurs articles de ces lois qui régissent les élections.

Depuis près de trois semaines, des manifestations ont lieu presque chaque jour dans la capitale alors que l'élection présidentielle doit se tenir à la fin de l'année. L'opposition qui dénonçait l'adoption de nouvelles lois électorales favorables selon elle au régime, demande aussi la démission du chef de l'Etat malgache.

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