Logistique : l’Afrique en route

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À l’import comme à l’export, les flux de marchandises explosent. Après avoir modernisé les ports, de grands groupes multiplient les projets de plateformes pour mieux servir l’hinterland. Le textile, la pharmacie, les télécoms, les mines boostent le phénomène.


Logistique ? Un mot que les Africains connaissent à leur manière, mais pas nécessairement tel qu’on l’appréhende en Europe. « Se débrouiller pour acheminer des marchandises dans les endroits les plus reculés est une obligation sur le continent, nous avons donc une longueur d’avance », plaisante un cadre portuaire d’Abidjan.

Cette longueur d’avance en forme de système D a plutôt jusqu’ici été considérée comme une source de retard pour le développement économique de l’Afrique. « Dans les pays émergents, reconnaît un cadre de CMA CGM, c’est souvent l’offre qui crée la demande. En Afrique, dès qu’un conteneur touche terre, tout devient très compliqué. » Mais, même si beaucoup de retard a été pris à terre par rapport à la modernisation, très rapide, des terminaux portuaires depuis une décennie, les choses sont doucement en train de changer. D’abord parce que de vastes zones franches fonctionnent déjà avec une vocation logistique affirmée. Tanger Med en est le meilleur exemple et donne des idées aux pays les plus dirigistes. Bouté hors de Djibouti, DP World, sans donner encore de détails, a annoncé à la fin de juin sa volonté de créer un hub logistique connecté au maritime – le port de Berbera, que gère le géant émirati – dans le plus grand pays enclavé du monde, l’Éthiopie.

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