Libyens soupçonnés de crimes de guerre: Fatou Bensouda (CPI) en appelle à l’ONU

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Par RFI

La CPI a délivré un mandat d'arrêt en août 2017 contre Mahmoud Al-Werfalli mais celui-ci n'a pas encore été exécuté.
© ICC-CPI / AFP

La Cour pénale internationale demande l'aide des Nations unies pour arrêter trois Libyens, soupçonnés de crimes de guerre. La procureure de la CPI avait fait le déplacement à New York pour interpeller le Conseil de sécurité de l'ONU. Elle a répété que des mandats d'arrêt avaient été issus contre Saïf al Islam Kadhafi, le fils du dirigeant déchu en 2011, contre l'ancien chef de l'Agence de sécurité intérieure libyenne, et plus récemment contre Mahmoud al Werfalli, commandant d'une brigade sous les ordres du maréchal Haftar. La procureure Fatou Bensouda a rappelé que ces suspects devaient être remis à la Cour.

« Le mandat d’arrêt délivré le 15 août 2017 contre Mahmoud al Werfalli … n’a pas encore été exécuté. Et il y a des allégations que Monsieur al Werfalli aurait commis d’autres meurtres à Benghazi ». Et Fatou Bensouda rappelle à RFi que Mahmoud al Werfalli est soupçonné par la CPI d'avoir été mêlé à une exécution de masse dans laquelle 33 personnes auraient été tuées : Cet officier des forces spéciales et proche de l'homme fort de l'Est libyen est accusé de crimes de guerre par la CPI. Le militaire, officier des forces spéciales, aurait exécuté une trentaine d'extrémistes islamistes à Benghazi. Mahmoud Al-Werfalli apparait notamment dans plusieurs vidéos et photos en train d'exécuter ou de donner l'ordre d'exécuter des prisonniers, dont certains apparaissent les mains ligotées.

à (re)lire: Arrestation d'Al-Werfalli, proche de Haftar visé par un mandat de la CPI

« Je dois dire que j’ai été encouragée par les déclarations de soutien des membres du Conseil de sécurité, y compris de la France, ajoute Fatou Bensouda.

J’espère que ces déclarations de soutien se traduiront par l’arrestation et la remise des suspects de la Cour pénale internationale. Je compte sur ce soutien. Nous faisons notre part, mais nous avons besoin de soutien et d’une coopération concrète pour arrêter les suspects de la Cour pénale internationale».

à (re)lire: Droits de l’homme en Libye: le cri d’alarme de la procureure de la CPI

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