Libye: La vie transformée en « enfer », les populations regrettent Kadhafi!

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Le 23 octobre dernier nous rappelait le 7ème anniversaire de la fin de la guerre civile de 2011 en Libye. L’ on se souvient que l’Otan s’y est ingérée et le résultat auquel on était parvenu, c’était le renversement du pouvoir de Mouammar Kadhafi et l’éclatement de l’État libyen.

D’après l’analyste Boris Dolgov, directeur de recherche au centre d’études du monde arabe de l’Institut d’orientalisme de l’Académie des sciences de Russie, l’on observe à présent en Libye une lutte des différentes forces politiques y compris les islamistes, pour le pouvoir et le contrôle de certains territoires. Pourtant avec Kadhafi, le pays n’avait connu que la stabilité le progrès et la paix, selon lui.

La vie en Libye s’est transformée en véritable enfer depuis la mort de Kadhafi. Les groupes islamistes et les différentes forces politiques se livrent des rudes batailles en vue du contrôle du pouvoir. Les populations victimes ne cachent pas leur regret d’avoir perdu le guide Libyen Mouammar Kadhafi. La Libye qui fût un eldorado pour bon nombre de pays africains et occidentaux n’est aujourd’hui que l’ombre d’elle-même.

Usef Shakir, spécialiste des problèmes libyens de Prague, a comparé la Libye à l’enfer. « Autrefois, la Libye était un État stable et sûr. Le système d’État fonctionnait avec précision et ne cessait de se développer, alors qu’à présent, depuis déjà plus de sept ans, le chaos et la peur règnent dans le pays », a constaté M. Shakir.

Et d’ajouter que l’économie libyenne était quasi nulle.

«La vente de pétrole a apporté des milliards de dollars, mais pas un seul projet stratégique n’a été réalisé en huit ans pour redresser l’économie du pays. Nous ne voyons que la dilapidation permanente des richesses nationales et des affrontements sanglants. La population possède une immense quantité d’armes. Aussi, ne cesse-t-on d’apprendre des nouvelles sur des victimes et des blessés. La Libye s’est transformée en enfer», a résumé le politologue.

Selon M.Dolgov, le règlement en Libye ne se produira ni demain, ni après-demain, ni même dans un an.  « Quoi qu’il en soit, on va espérer que la société libyenne progresse dans cette voie », a-t-il conclu.

L’existence même de l’État libyen est remise en question depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. Déchirée par une lutte pour le pouvoir, la Libye est dirigée par deux entités rivales: le gouvernement d’union nationale (GNA), issu d’un processus onusien et reconnu par la communauté internationale, basé dans la capitale, et un cabinet parallèle installé dans l’est.

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