Législatives au Gabon : opposition, année zéro

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Grands perdants des législatives, les adversaires d’Ali Bongo Ondimba vont devoir tout reconstruire en vue de la présidentielle de 2023. Vaste programme !


Le hall d’entrée est désert. Le silence, pesant. Au quartier général du Rassemblement Héritage et Modernité (RHM), dans cet immeuble situé à quelques mètres du siège du Pari mutuel urbain gabonais (PMUG), on se rend à l’évidence : les jeux sont faits.

Les ténors de l’opposition souhaitaient prendre leur revanche sur la présidentielle de 2016 avec les législatives des 6 et 27 octobre. Ils rêvaient de mettre Ali Bongo Ondimba en minorité et parlaient de cohabitation. Mais, en ce 11 octobre, alors que les premiers résultats parviennent aux équipes de campagne, ils le savent : les électeurs ne les ont pas suivis.


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Les principales formations de l’opposition que sont le RHM, Les Démocrates (LD) et l’Union nationale (UN) n’ont remporté que quatre sièges de député au premier tour. Pis, elles ne se sont qualifiées pour le second tour que dans 27 circonscriptions sur 143 et y sont, dans la grande majorité des cas, en position incertaine, voire défavorable.

Quant à leurs leaders, ils ont mordu la poussière. Guy Nzouba Ndama, patron des Démocrates et ancien président de l’Assemblée nationale, a été battu par Jean Massima (Parti démocratique gabonais, au pouvoir) à Koulamoutou (province de l’Ogooué-Lolo). Même chose pour Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, en qui beaucoup voyaient une figure montante de l’opposition : l’ancien porte-parole de Jean Ping se classe troisième à Akanda (Estuaire).

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