Lakhdar Brahimi : « En Algérie, personne ne conteste vraiment Bouteflika »

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L’enjeu de la présidentielle de 2019 dans son pays, Donald Trump, le multilatéralisme, le conflit israélo-palestinien, la Syrie, la Libye, l’Iran… L’ex-ministre des Affaires étrangères livre sa vision d’un monde en pleine ébullition.


«Apartheid en Israël », « Salamé entravé en Libye », « Khashoggi-Ben Barka, même deuil impossible »… Lakhdar Brahimi ne mâche pas ses mots sur les crises en cours. L’ancien ministre algérien des Affaires étrangères (juin 1991-février 1993) s’exprime aussi – ce n’est pas fréquent – sur sa relation avec Abdelaziz Bouteflika et sur l’enjeu de la présidentielle d’avril 2019 dans son pays.

Sur les convulsions au Moyen-Orient, l’ex-médiateur de l’ONU et de la Ligue arabe en Syrie (août 2012-mai 2014) sait de quoi il parle. Au sein de trois centres de recherches – l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), le Global Leadership Foundation (GLF) de Frederik De Klerk et les Global Elders, fondés par Nelson Mandela –, Lakhdar Brahimi, 84 ans, continue d’aiguiser son regard d’« optimiste forcené ».


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Jeune Afrique : Le monde n’a jamais paru aussi instable que depuis l’élection de Donald Trump. Est-il dangereux ?

 

Lakhdar Brahimi : Je n’oserais pas dire cela du président des États-Unis. Je m’arrêterais à ce constat que le président de la première puissance mondiale est imprévisible et inquiète en réalité plus ses amis que ses ennemis… ou disons autant ses amis que ses ennemis. Il est quand même préoccupant que l’Europe tout entière ne sache plus quoi faire.

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