La Zanu-PF débute sa campagne pour des élections peut-être plus dures que prévu

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Par RFI

Le président Emmerson Mnangagwa lors du lancement de la campagne de la Zanu-PF pour les élections générales de juillet 2018, à Harare, le 4 mai 2018.
© REUTERS/Philimon Bulawayo

Emmerson Mnangagwa a officiellement lancé, vendredi 4 mai, la campagne de son parti, la Zanu-PF, pour les élections générales de juillet 2018. Ce sera le premier scrutin depuis la chute de Robert Mugabe. Le président du Zimbabwe a promis à ses troupes une victoire sans bavure de la Zanu-PF, mais la compétition pourrait bien être plus rude qu’espéré par le parti.

« La victoire de la Zanu-PF est certaine » a lancé Emmerson Mnangagwa à ses troupes. Il est vrai que le parti au pouvoir part favori pour ces élections. D’une part car le chef de l’Etat surfe encore sur une vague d’espoir déclenchée par le départ de l’ex-président Robert Mugabe, d’autre part parce que l’opposition est très affaiblie par la mort de son chef historique, Morgan Tsvangirai.

Pourtant, la Zanu-PF pourrait avoir des surprises. Plusieurs alliés du président Mnangagwa ont subi une déconvenue cette semaine lors des primaires pour les législatives. Sept ministres du gouvernement et alliés du président y ont été battus, notamment Chris Mutsvangwa, président des vétérans de la guerre d’indépendance.

Pour les analystes politiques, ces défaites signalent un vote de défiance envers les proches de Mnangagwa. Et notamment une condamnation de l’ingérence de l’armée dans ce nouveau gouvernement. Le message est clair : les zimbabwéens ont soutenu un changement de régime, mais ne veulent pas d’un régime militaire.

A noter que la date des élections n’a toujours pas été communiquée. Elles devraient avoir lieu en juillet.

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