La France prive provisoirement les citoyens comoriens de visas ordinaires

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Par RFI

Le port de Mutsamudu, sur l'île d'Anjouan aux Comores.
© IBRAHIM YOUSSOUF / AFP

Les tensions diplomatiques entre la France et les Comores ont franchi une nouvelle étape dans l'escalade avec la suspension hier de l'octroi des visas ordinaires annoncée officiellement à la population comorienne. C'est la note circulaire du 21 mars dernier du ministère des Transports comorien interdisant le rapatriement des comoriens expulsés massivement de l'île de Mayotte que Paris n'arrive pas à accepter.

Plus aucun visa ne sera délivré à un citoyen comorien : ni pour l'espace Schengen, ni pour la Réunion et évidemment pas pour Mayotte et ce, jusqu'à nouvel ordre.

Paris durcit le ton tant que les Comores empêchent le retour des expulsés de Mayotte. El-Amine Souef, le ministre des Affaires étrangères, a confié au quotidien d'Etat Al-Watwan qu'il s'agissait d'un non événement, attendu par ailleurs. Il n'est pour autant pas question de céder sur des questions de souveraineté. Le ministre précise que les négociations restent en cours et le dialogue de mise.

Côté français, on assume cette décision en réponse à la note circulaire du 21 mars toujours en vigueur. Jacqueline Bassa-Mazoni, l'ambassadrice de France auprès de l'Union des Comores, est surprise non seulement de la publication de ladite note, mais aussi de son maintien malgré les négociations entamées.

Néanmoins, elle se dit optimiste quant à la résolution rapide d'une situation qui n'est bonne pour personne. Ce scénario avait déjà été joué en 2011 sous le président Sambi et effectivement, la suspension des visas ordinaires avait entraîné la reprise des expulsions de Mayotte très rapidement.

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