Israël: jusqu’où ira la désapprobation de l’Afrique du Sud?

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Par RFI

L'actuel président sud-africain, Cyril Ramaphosa, au Cap en février 2018 devant un portrait de Nelson Mandela.
© REUTERS/Mike Hutchings

L’Afrique du Sud a annoncé, lundi 14 mai 2018, le retrait de son ambassadeur en Israël, comme la Turquie. La diplomatie sud-africaine est très ouvertement pro-palestinienne et le gouvernement n’a jamais hésité à exprimer sa désapprobation vis-à-vis de la politique d'Israël. Depuis lundi, les condamnations pleuvent en Afrique du Sud et des manifestations se sont déployées dans plusieurs villes du pays.

Ces jours-ci, beaucoup en Afrique du Sud citent la célèbre phrase de Nelson Mandela : « Notre liberté est incomplète sans celle du peuple palestinien ».

Sur Twitter, l’ancien archevêque et prix Nobel de la paix Desmond Tutu a notamment appelé les parties prenantes du conflit à « reconnaître leur humanité commune ».

I pray to God to open the eyes & hearts of all citizens of the Holy Land–& of political & religious leaders across the world–to assist them to recognise our common humanity & membership of God’s family.People who recognise the humanity in others don't author/perpetrate massacres

DesmondTutu Official (@TheDesmondTutu) 15 mai 2018

Desmond Tutu qui s'indignait du «massacre» perpétré à Gaza par l'Etat israélien.

I am deeply distressed and broken hearted by the massacre perpetrated by the State of Israel in Gaza yesterday. #FreePalestine

DesmondTutu Official (@TheDesmondTutu) 15 mai 2018

Quant au ministre des Affaires intérieures, il a rencontré les représentants locaux du mouvement pro-palestinien BDS. Ses responsables lui ont remis une proposition de loi visant à durcir les conditions d’obtention d’un visa pour les citoyens israéliens qui souhaitent se rendre en Afrique du Sud. Les actuelles règles sur les visas datent en effet de l’apartheid et sont très souples concernant les citoyens israéliens.

Après le retrait de l’ambassadeur sud-africain en Israël, plusieurs partis d’opposition demandent au gouvernement d’aller plus loin, en fermant son ambassade dans le pays. C’était l’une des résolutions adoptées par l’ANC lors de sa conférence de décembre.

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