Guinée: l’opposition dénonce la mauvaise foi de la mouvance présidentielle

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Par RFI

Le leader de l'opposition en Guinée, Cellou Dalein Diallo, lors d'une manifestation à Conakry, le 16 juillet 2017.
© CELLOU BINANI / AFP

En Guinée, les opposants sont fâchés avec la mouvance présidentielle qu'ils accusent de torpiller le dialogue interguinéen destiné à trouver une solution au contentieux électoral qui dure depuis février dernier et qui a fait une dizaine de morts dans des manifestations violentes. Au cours d'une conférence de presse, Cellou Dalein Diallo et ses partenaires ont dénoncé ce qu'ils considèrent comme de la mauvaise foi de la part de la mouvance présidentielle.

Ce sont des opposants déterminés à ne céder aucune parcelle des communes qu’ils affirment avoir gagnées lors des élections locales du 4 février dernier, qui ont animé cette conférence de presse.

Après plusieurs semaines de conclave, l’opposition décide de claquer la porte. Pourquoi ? « parce que nous constatons qu’il n’y a aucun progrès pour trouver une solution au contentieux électoral, nous explique Cellou Dallein Dialo, chef de l’opposition guinéenne. Plusieurs propositions étaient faites par les partenaires techniques et financiers. La mouvance (les) a systématiquement repoussés. Elle campe sur ses positions en disant qu’on ne peut pas modifier les résultats proclamés par la Céni ».

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L’opposition affirme détenir les procès-verbaux dûment signés par des personnes habilitées mais éliminés ou falsifiés lors de la centralisation. « Les résultats publiés ne reflètent nullement la vérité des urnes. Nous avons demandé à ce que les corrections soient apportées. La mouvance a dit non », poursuit Cellou Dallein Dialo.

Lansana Camara, le permanent du parti présidentiel, marque son étonnement et calme le jeu : « Nous sommes surpris de cette attitude de l’opposition, qui nous accuse de mauvaise foi. Nous constatons qu’il préfère la rue à la négociation. Mais qu’à cela ne tienne. Nous avons espoir que le désir de résoudre les problèmes par la voie pacifique va prendre le dessus sur la violence ».

Les partenaires techniques et financiers de la Guinée proposent la reprise du vote dans les 255 bureaux de vote où il y a des contestations.

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