Guinée équatoriale : Teodorín Obiang, les frasques en héritage

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Connu pour ses goûts de luxe et ses déboires judiciaires, le vice-président équato-guinéen s’est une nouvelle fois illustré lors d’un séjour privé au Brésil.


Lorsqu’il a été arrêté le 18 août 1979, Francisco Macías Nguema fuyait avec une valise pleine de devises. « Cet argent est à moi, je suis le roi de mon peuple. Tout m’appartient », déclarait le premier président de Guinée équatoriale quelques jours avant son procès. Renversé par son neveu et bras droit, l’actuel chef de l’État Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, le Tigre de Malabo est passé par les armes le 29 septembre 1979.

L’histoire le présente aujourd’hui comme l’un des pires tyrans qu’ait connus l’Afrique, et son successeur, qui dirige ce petit pays pétrolier d’une main de fer depuis trente-neuf ans, comme son « digne » héritier.

Le vice-président équato-guinéen, fils du tombeur de Macías, n’a peut-être pas hérité de la barbarie de son grand-oncle, mais il partage assurément son goût immodéré pour l’argent. Les médias du monde entier commentent, non sans gourmandise, les frasques et les déboires judiciaires de Teodoro Nguema Obiang Mangue. Fin octobre, la justice française l’a condamné à trois ans de prison et à 30 millions d’euros d’amende avec sursis pour blanchiment dans l’affaire dite des « biens mal acquis » – décision dont il a fait appel.

Valises pleines de cash

Le voici maintenant à la une des tabloïds brésiliens. Des valises Louis Vuitton pleines de billets de banque et des mallettes remplies de montres de luxe lui ont été confisquées par les douanes à l’aéroport de Viracopos, près de São Paulo, le 14 septembre. Montant du trésor : 16 millions de dollars (13,7 millions d’euros), dont 1,5 million en liquide.

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