Grève étudiante au Sénégal: division syndicale et début de sortie de crise

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Par RFI

Des étudiants manifestent pour réclamer justice, à à Dakar, le 24 mai 2018, suite à la mort de Fallou Sene.
© SEYLLOU / AFP

A l’université de Dakar, deux semaines après la mort d’un étudiant lors d’une manifestation, Macky Sall a obtenu une reprise partielle des cours. Mais les syndicats sont divisés. Certains estiment que les mesures proposées par le chef de l’Etat, notamment la hausse des bourses et la baisse du prix des repas, sont insuffisantes. Pour eux, la priorité c’est que les responsabilités soient établies dans la mort de Fallou Sene.

Grève maintenue à Saint-Louis, suspendue à Dakar, la colère étudiante n’est pas retombée, mais la division est bien réelle. Au final, Macky Sall n’a pas répondu clairement aux attentes des étudiants qui exigent la vérité sur la mort de Fallou Sène.

A Dakar, le collectif des étudiants de l’université présidé par Franck Daddy Diatta a donc fixé un ultimatum, le 1er juillet, au président. C’est pour cela qu’ils ont seulement « suspendu le mot d’ordre » et ne l’ont pas « levé ». Ces étudiants entendent « permettre au gouvernement de réaliser – de commencer à réaliser -, les engagements qui ont été pris ».

A Saint-Louis, les étudiants grévistes demandent toujours le départ du ministre de l’Enseignement supérieur. Une demande rejetée par Macky Sall, qui a débloqué 50 milliards de francs CFA pour améliorer les conditions de vie des étudiants, explique Franck Daddy Diatta. Le président « a eu à diminuer les tickets de restaurant. Il a augmenté également la bourse de 18 000 à 20 000 francs, de 36 000 à 40 000, de 60 000 à 65 000 et l’aide sociale, de 60 000 à 100 000 ».

Signe que Macky Sall veut en tout cas absolument éviter une nouvelle crise, un nouvel embrasement : les bourses du mois prochain ont déjà été versées aux étudiants.

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