Gabon : coupes claires chez les fonctionnaires

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Après avoir longtemps vécu au-dessus de ses moyens, l’État réduit son personnel comme ses dépenses. Et prend le risque de faire des mécontents à l’approche des législatives.


Sans doute l’élite gabonaise se remémore-t-elle avec une pointe de nostalgie cette époque pas si lointaine où elle savourait le confort moelleux de la 1re classe. Avec ses intrigues de cour, ses rencontres fortuites et ses inégalités criantes, les cabines d’Air France – seule compagnie à assurer des vols directs entre Paris et Libreville – étaient une allégorie de la société gabonaise.

De hauts fonctionnaires cigales y dépensaient sans compter l’argent de l’État (11 000 euros pour un aller-retour en première), regardant de haut le lumpenprolétariat relégué dans les profondeurs disgracieuses de la classe économique.

Un passager se souvient encore de la scène à laquelle il a assisté, un jour de juin 2016 : installé en première, le tout-puissant ministre du Pétrole, Étienne Ngoubou, avait feint d’ignorer pendant de longues secondes la main tendue d’Henri-Max Ndong-Zué, le patron de

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