France: l’épouse d’un prisonnier sahraoui au Maroc en grève de la faim pour un droit de visite

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Par RFI

Horst Kohler, envoyé spécial onusien pour le Sahara occidental, s'entretient avec Brahim Ghali, secrétaire général du Polisario, le 19 octobre 2017, au camp de réfugiés sarahouis de Rabouni, en Algérie (illustration).
© RYAD KRAMDI / AFP

Pour faire valoir son droit fondamental à la vie privée et familiale, une Française de 62 ans est depuis 20 jours en grève de la faim illimitée. Claude Mangin Asfari se bat pour rendre visite à son mari, Naâma Asfari, militant sahraoui emprisonné depuis 7 ans au Maroc. Depuis 2016, la sexagénaire est systématiquement expulsée du royaume dès son arrivée à l'aéroport. Elle a engagé une grève de la faim pour obtenir un droit de visite.

C'est après la quatrième expulsion que Claude Mangin Asfari a décidé de faire une grève de la faim jusqu'à ce qu'elle puisse se rendre visite à son époux Naâma Asfari, actuellement détenu à la prison de Kenitra, au Maroc. L'enseignante en est à sa troisième semaine de grève, dans les locaux de la mairie d'Ivry-sur-Seine, en région parisienne, où elle habite. Vingt jours de grève de la faim déjà, mais la détermination de Claude Mangin-Asfari reste intacte malgré les signes d'alerte.

« C'est vrai que j'ai perdu beaucup de mon énergie mais mon corps résiste plutôt bien et ça tient », nous explique t-elle. Ça tient, mais pour le docteur Mariane Petit qui surveille au quotidien l'état de santé, de la gréviste, il y a tout de même des raisons de s'inquiéter. « Elle est entrée dans la deuxième période c'est à dire que les graisses se transforment en sucre parce que le corps ne peut pas survivre sans… » Une fois cette phase terminée, les muscles se transforment à leur tour en sucre, en énergie, pour « pouvoir tenir », poursuit le médecin.

Pour les soutiens de Claude Mangin-Asfari, il faut mettre la pression sur les politiques en signant une pétition lancée jeudi dernier. Il faut signer l'appel au président Macron, « de partout, d'Afrique, d'Europe, du monde entier ! », nous explique Régine Villemont du comité de suivi. A ce jour, plus de 2000 signataires ont manifesté leur soutien pour l'application du droit fondamental de Claude Mangin-Asfari à rendre visite à son mari au Maroc, condamné en 2013 à trente ans de prison pour association de malfaiteurs.

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