Festival de Cannes: la Fabrique cinéma retient quatre projets africains

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Par RFI

Cristian Mungiu, parrain, à Cannes, de la Fabrique cinéma.
© RFI/Anthony Ravera

Dans l’antichambre du festival du cinéma de Cannes, dans le sud de la France, la 10ème édition de la Fabrique cinéma de l'Institut français permet à des jeunes réalisateurs de présenter leurs projets pour accéder, un jour, au festival en lui-même. Quatre des dix projets retenus viennent du continent africain. Ce programme est parrainé par le cinéaste roumain Cristian Mungiu, Palme d'or à Cannes en 2007 avec 4 mois, 3 semaines, 2 jours.

Programme visant à soutenir l'émergence de la jeune création des pays du Sud, la Fabrique cinéma invite chaque année, depuis 2008, de jeunes réalisateurs accompagnés de leur producteur à présenter leur projet à Cannes, devant des financeurs éventuels.

Pour ce dixième anniversaire, dix projets ont été retenus dont quatre venus d’Afrique. Parmi eux, l’Ivoirien Philippe Lacôte présente la Nuit des rois, un huis-clos dans une prison d’Abidjan où les détenus prennent le pouvoir.

« C’est une visibilité à Cannes et ce n’est pas négligeable. C’est une visibilité et c’est une concentration. C’est un gain de temps. On peut voir tous les partenaires qui sont intéressés par le projet et cela permet donc d’aller à l’essentiel, de concentrer le travail. »

Après le festival de Cannes, Philippe Lacôte compte bien boucler son budget de 2 millions et demi d’euros avec l’aide du Fonds de soutien ivoirien à l'industrie cinématographique (Fonsic). Le tournage est prévu en juillet 2019.

La Nigérienne Aïcha Macky fait également partie des dix cinéastes retenus. Son projet « Zinder » est un documentaire sur les bandes de cette ville du Niger infiltrée par les terroristes.

J’ai décidé, avec les moyens de la caméra et du cinéma, de questionner la radicalisation à partir du [cas] singulier qui est celui de ma ville natale, Zinder, pour aller vers le général, le Sahel dans lequel se trouve aussi mon pays et qui connaît assez de difficultés actuellement, surtout par rapport à la question de la jeunesse désœuvrée. Aïcha Macky 12-05-2018 – Par Elisabeth LequeretArticle original

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