Enquête : un vent de libéralisation souffle sur l’Éthiopie

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Pour faciliter l’arrivée d’investisseurs étrangers et financer les projets d’infrastructures, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed est résolu à mener les réformes économiques indispensables, combinées à une volonté de détente politique.


Près de trois mois après sa nomination comme Premier ministre de l’Éthiopie pour tenter de tirer le « lion africain » de la cage où il s’est lui-même enfermé, Abiy Ahmed a failli voir avorter la révolution qu’il a enclenchée. Le 23 juin, il a échappé à un attentat à la grenade qui a fait 2 morts et 150 blessés lors d’un meeting à Addis-Abeba.

Depuis son accession au pouvoir, il a conduit à un train d’enfer les réformes qui lui semblaient indispensables. Dans le domaine économique, il a amorcé un virage spectaculaire et inattendu. Reconnaissant les limites d’un développement contrôlé par l’État, le gouvernement a annoncé, le 5 juin, sur sa page Facebook la privatisation partielle d’entreprises publiques, dont l’opérateur Ethio Telecom et la compagnie aérienne Ethiopian Airlines. Deux géants dont la rentabilité est presque sans égale au niveau mondial dans leurs secteurs respectifs.

Cette évolution ouvre de formidables opportunités d’investissement pour le secteur privé dans ce pays de 104 millions d’habitants. De nombreux groupes comme Orange avaient tenté de se positionner au cours de la dernière décennie pour profiter d’une possible ouverture de l’économie éthiopienne. Si l’opérateur français n’a pas communiqué sur ses intentions, ce n’est pas le cas de ses rivaux, les sud-africains MTN et Vodacom, filiale du britannique Vodafone, qui ont confirmé leur intérêt.

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