Elections en RDC: un parti de la majorité présidentielle veut Kabila pour candidat

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Par RFI

Le président congolais Joseph Kabila, le 14 février 2018 à Kinshasa.
© REUTERS/Kenny Katombe

En République démocratique du Congo, alors que l'on a pu voir à Kinshasa des affiches présentant le président Joseph Kabila comme candidat à la prochaine présidentielle, un parti de la majorité prend position en faveur du chef de l'Etat. En vertu de la Constitution, le président Kabila ayant effectué deux mandats ne peut pas être candidat à un troisième. Mais le MIR, le mouvement des indépendants réformateurs et son président Stankey Mbayo Pelesa font une autre lecture.

La nouvelle thèse est avancée par le Mouvement des indépendants réformateurs (MIR). « Joseph Kabila qui, par deux fois : 2006 et 2011, était candidat indépendant, pourrait être présenté à la prochaine présidentielle par un parti politique, ce qui ne sera pas une violation de la Constitution », explique le président de ce parti.

Avocat et député national, Stanley Mbayo Pelesa, se dit convaincu de la légalité de cette démarche étant donné qu’« en RDC ce sont les partis et les regroupements politiques qui présentent des candidats aux élections ». Le président du MIR espère qu’en cas d’arbitrage, la Cour constitutionnelle pourra trancher en faveur de son parti.

« Notre parti politique, le MIR, qui est un parti de la majorité présidentielle, qui n’a jamais concouru à l’élection présidentielle, veut briguer son tout premier mandat. Et sur la liste du MIR, c’est Joseph Kabila Kabange. La Céni [Commission électorale nationale indépendante] va examiner la candidature et on va trouver que nous ne sommes pas en train de renouveler un mandat quelconque parce que nous n’avons jamais concouru. Ce sera un tout premier mandat. Et j’espère qu’ils vont appliquer la loi et la candidature sera retenue. N’en déplaise à ceux qui n’aiment pas ce nom-là, ils iront à la Cour constitutionnelle qui n’aura d’autre devoir que de dire le droit », estime Stanley Mbayo Pelesa.

Cette thèse du président national du MIR a soulevé des réactions diverses au sein de l’opinion dans le pays. Le député national, Stanley Mbayo Pelesa, est l’un de ceux qui avaient milité pour le deuxième dialogue, celui qui avait mis autour de la même table la majorité présidentielle, l’opposition radicale et les opposants ayant pris part au dialogue modéré par le Togolais Edem Kodjo.

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