[Édito] « Mimi », le président Macron et nous

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Les chefs d’État africains devraient se méfier : de plus en plus de photos et de vidéos, émanant régulièrement de leur entourage proche, circulent sur la Toile. En France, Michèle Marchand, Mata Hari de la presse à scandale, était une très proche du couple Macron.


De Georges Pompidou à Emmanuel Macron, tous les présidents français de la Ve République à l’exception d’un seul – François Mitterrand – se sont un jour rendus au cimetière de Colombey-les-Deux-églises pour s’incliner devant sa tombe et recevoir son adoubement posthume. On ignore comment a réagi le concerné lorsque certains de ses successeurs se livraient à ce qu’il faut bien appeler un détournement de cadavre, tant ils s’acharnaient au même moment à bafouer son testament. Mais peu importe.

« Tout président a été, est ou sera gaulliste », disait François Hollande, paraphrasant André Malraux. Et dans le genre captation d’héritage, nul n’est allé aussi loin que le jupitérien Macron, qui a fait discrètement figurer la croix de Lorraine sur les armoiries républicaines, après avoir posé devant les Mémoires de guerre du grand homme pour son portrait officiel.

La photo, sidérante d’inconscience, a été prise le 12 juin 2017, moins d’un mois après l’élection d’Emmanuel Macron

La Mata Hari de la presse à scandale

Cette fois, pourtant, difficile d’imaginer que le général de Gaulle ne se soit pas retourné dans son cercueil. Le cliché figure au dos de Mimi, le livre mi-enquête, mi-biographie que trois journalistes viennent de consacrer à Michèle Marchand, Mata Hari de la presse à scandale, taulière des rumeurs et des secrets, marraine des paparazzis, ancienne garagiste, ex-tenancière de boîte de nuit, épouse d’un braqueur puis d’un flic, éphémère pensionnaire des prisons de Fresnes et de Fleury devenue, à 71 ans, une très proche du couple présidentiel.

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