Ebola en RDC: MSF se veut rassurant face à l’évolution de l’épidémie

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Par RFI

Affiche de sensibilisation au virus Ebola.
© RFI/Léa-Lisa Westerhoff

L'épidémie d'Ebola en RDC n'est pas «actuellement» une urgence de portée internationale, a annoncé ce vendredi l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), estimant que la situation peut «être maîtrisée». L’OMS a fourni ce matin un bilan de 25 personnes mortes, probablement du virus, mais sans que des analyses ne puissent encore le confirmer à 100%, 45 personnes présentent des symptômes suspects et 14 cas sont, eux, bien certifiés. Ce vendredi matin, Médecins sans frontières tente de se montrer rassurant face à la propagation de la maladie.

Luis Encinas le coordinateur Urgences vaccination Ebola de MSF Belgique et Julien Raickman, chef de mission de MSF en RDC, ont salué une prise de conscience nationale et internationale des acteurs. Pour eux, à ce stade, la réponse est rapide et rationnelle.

Ils ont rappelé que depuis la déclaration d’épidémie, 45 personnes présentant des symptômes dus à une fièvre hémorragique virale ont été recensées. Aujourd’hui, 13 cas ont été identités et certifiés en laboratoire à Bikoro et un cas dans la ville de Mbandaka, une ville d’environ un million d’habitants.

#RDC #Equateur Les équipes d'urgence de #MSF déjà sur terrain ont installé une zone d'isolation de 5 lits à l’hôpital principal de #Mbandaka et 10 lits à l’hôpital de #Bikoro. 2 centres de traitement #Ebola de 20 lits chacun sont en construction pic.twitter.com/Gc9Ic96a8Q

MSF in DRC (@MSFcongo) 18 mai 2018

Des Centres de traitement d’Ebola

Sur ce nombre de personnes qui présentent des symptômes d’une fièvre hémorragique virale, le taux de décès est entre 50 et 60%. Au sujet de la prise en charge, MSF a mis en place une isolation à l’intérieur des structures de santé à Mbandaka. A Bikoro, c’est la même configuration avec 15 lits installés dans un hôpital.

En parallèle, l’organisation installe des Centres de traitement d’Ebola, qui permettent d’avoir un traitement isolé, autonome et qui serait plus efficace. Un CTE de 20 lits doit être installé à Mbandaka et un autre à Bikoro, toujours de 20 lits. D’autres endroits sont également identifiés pour accueillir ces centres isolés, au cas où la situation s’aggravait.

OMS: l'épidémie n'est pas «actuellement» une urgence de santé mondiale

Réuni au siège de l'OMS à Genève, le comité d'urgence de l'agence spécialisée de l'ONU, a annoncé que « les conditions d'une urgence de santé publique de portée internationale ne sont pas remplies actuellement ».

« Neuf pays voisins de la RDC, y compris le Congo-Brazzaville et la République centrafricaine, ont été informés qu'ils courent un risque élevé de propagation », a indiqué l'OMS. « Le risque de propagation internationale est particulièrement grand » mais il y a de fortes raisons de croire que « cette situation peut être maîtrisée », a déclaré Robert Steffen, le président du Comité d'urgence de l'OMS, au cours d'une conférence de presse à Genève.

On the advice of the IHR Emergency Committee, I have decided not to declare a Public Health Emergency of International Concern on #Ebola in #DRC at this moment. WHO advises against travel & trade restrictions on DRC, which needs our support & solidarity https://t.co/SC5BXIUJmu pic.twitter.com/TCKZOOK7W8

Tedros Adhanom Ghebreyesus (@DrTedros) 18 mai 2018

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