Ebola en RDC: les autorités sanitaires optimistes sur le contrôle de l’épidémie

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Par RFI

Des fonctionnaires du ministère de la Santé congolais transportent le premier lot de vaccins expérimentaux contre le virus Ebola à Kinshasa, le 16 mai 2018.
© REUTERS/Kenny Katombe

En RDC, depuis le début officiel de l’épidémie de la maladie à virus Ebola dans la province de l’Equateur au nord-ouest du pays le 8 mai, 37 cas confirmés ont été répertoriés par le ministère de la Santé. Jusqu'à présent 9 patients qui étaient des cas confirmés d'Ebola ont été déclarés guéris et ont pu être déchargés du centre de traitement d'Ebola dans lequel ils étaient hospitalisés. Les autorités sanitaires sont optimistes sur le contrôle de l’épidémie grâce aux mesures mises en place, dont la vaccination. Cette opération se fait sur la base d’une stratégie consistant à identifier les nouveaux patients atteints d’Ebola dont le diagnostic est confirmé par des tests en laboratoire et à remonter aux personnes avec lesquelles ils ont été en contact. Ce week-end, la barre symbolique de 1 000 personnes vaccinées a été atteinte.

Au total, 1 112 personnes ont été vaccinées depuis le lancement de la campagne le 21 mai. Ces personnes se trouvent à Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Equateur, et dans les zones de santé de Bikoro et d’Iboko.

Le ministère de la Santé se réjouit du fait que la ceinture de vaccination à Mbandaka ait été bouclée, c’est-à-dire que toutes les personnes ciblées dans cette ville d’environ 1 million d’habitants, à savoir les professionnels de santé, les contacts des cas confirmés et les contacts des contacts, ont été vaccinées.

Depuis le début de l’épidémie, 4 cas confirmés dont 3 décès ont été recensés dans cette ville qui est reliée à Kinshasa notamment par le fleuve Congo. Kinshasa n’a notifié aucun cas positif, mais est surveillé par les autorités sanitaires. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le ministère de la Santé soutiennent que le système d’alerte mis en place fonctionne normalement et efficacement pour éviter que l’épidémie n’atteigne la capitale.

La Division provinciale de la santé de Kinshasa, avec l’appui de l’OMS, a par exemple organisé samedi dernier une journée de sensibilisation dans la zone de santé de la N’sele et celle de Maluku. Ces deux sites sont considérés comme les principales zones à risque en raison des différents ports qu’ils renferment.

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