Crise au Cameroun anglophone: le pouvoir laisse la porte ouverte aux médiations

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Par RFI

Des soldats patrouillent à Bafut, dans le nord-ouest du Cameroun, en zone anglophone, le 15 novembre 2017.
© AFP

Le gouvernement camerounais se dit prêt à étudier toute proposition qui permettrait de sortir de la crise au Cameroun anglophone sans pour autant répondre directement à la proposition de médiation de l'Eglise catholique. Cette semaine les évêques ont proposé leur service car selon eux une médiation est désormais indispensable pour éviter une «guerre civile inutile». Aujourd'hui le gouvernement ne dit oui à personne mais laisse la porte ouverte.

« On ne s'impose pas, expliquait sur RFI le président de la Conférence épiscopale, mais si les autorités décident de faire appel à nous, nous sommes prêts ».

« D’abord, nous sommes un état laïc, rappelle Issa Tchiroma Bakary, interrogé par RFI. Aujourd’hui, ce sont les catholiques. Demain, probablement, les musulmans et ainsi de suite. le Premier ministre du gouvernement a reçu des instructions fermes, de rencontrer toutes les couches de la société, y compris, donc, l’Eglise catholique.

Mais si d’aventure les missionnaires de l’Eglise catholique ont quelque chose à proposer au chef de l’Etat, qu’ils s’adressent au chef de l’Etat qui est ouvert au dialogue. Il n’y a pas de problème. Quiconque est en mesure d’apporter une solution qui nous permettra de nous extraire de ce bourbier, il est le bienvenu.

Toute solution, d’où qu’elle vienne, des musulmans, des catholiques, des protestants, des animistes, des athées, de la société civile… Toute proposition qui viendrait des hommes et des femmes de bonne volonté, qui mette en avant la Constitution et les lois de la République, de telles propositions seront toujours les bienvenues ».

à (re)lire: Crise au Cameroun anglophone: l’Eglise fait part de sa préoccupation

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