Crise au Cameroun anglophone: des audiences très suivies à Bamenda

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Par RFI

Des consultations sur la crise du Cameroun anglophone ont été organisées à Bamenda, capitale de la région du Nord-Ouest.
© Reinnier KAZE / AFP

Au Cameroun, la Commission pour la promotion du bilinguisme et le multiculturalisme, mise sur pied par le président Paul Biya pour tenter de trouver des solutions à la crise anglophone, vient de séjourner à Bamenda, capitale de la région du Nord-Ouest. Présidée par l'ancien Premier ministre Peter Mafany Musongue, elle y a organisé des audiences publiques très courues, qui ont aussi donnée lieu à quelques propositions de sortie de crise.

La Commission a séjourné à Bamenda du 30 mai au 1er juin 2018 pour une mission d’écoute. Et selon le communiqué sanctionnant ces assises, plus de 800 personnes sont venues à sa rencontre, parmi lesquelles des membres du Parlement, des universitaires, des chefs traditionnels, des autorités religieuses, mais aussi des personnes de modeste condition sociale, comme des conducteurs de mototaxis, des vendeurs à la sauvette et divers membres de la société civile.

Tous animés comme par un besoin irrépressible de dire ce qui fait tant mal à cette partie du Cameroun anglophone. Les participants ont ainsi souligné, entre autres, que le bilinguisme dont le Cameroun se prévaut est mal pratiqué, avec une prédominance du français. Les anglophones ont le sentiment qu’ils ne sont pas aimés par leurs frères francophones, lesquels manifesteraient aussi un certain complexe de supériorité.

Parmi les solutions préconisées, plusieurs intervenants ont souhaité l’ouverture d’un débat sur le fédéralisme, une amnistie générale pour tous les prisonniers issus de cette crise et – plus surprenant encore -, le retour de la dépouille d’Ahmadou Ahidjo au Cameroun.

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