Côte d’Ivoire: un colloque pour saluer les bonnes relations sino-africaines

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Par RFI

Le président chinois Xi Jinping à son arrivée à Pretoria pour le sommet Chine-Afrique, le 2 décembre 2015 (photo d'illustration).
© REUTERS/Sydney Seshibedi

Un colloque de deux jours sur le financement et l'investissement dans la coopération Chine-Afrique s'est ouvert mardi 15 mai à Abidjan. Une rencontre réunissant une soixantaine de participants, acteurs politiques, économiques ou encore investisseurs visant à faire l'état des lieux du partenariat sino-africain.

En matière de relation économique, il suffit d'observer les tendances des échanges commerciaux, des crédits ou des investissements directs. Tout ou presque est à la hausse entre Chine et Afrique.

Ainsi en 2000 le commerce sino-africain était de 10 milliards de dollars avant de passer à 220 milliards de dollars quinze ans plus tard. Commerces, travaux structurels… Et puis des crédits, beaucoup de crédits. La Chine à elle seule, c'est presque un sixième de l'ensemble des prêts accordés à l'Afrique.

« Ces dernières années, la Chine s’est imposée comme un partenaire important dans le développement de nos pays. Et nous avons des travaux qui livrés s’inscrivent dans la durabilité. Des travaux bien faits avec un très très bon niveau de finition. La Chine aujourd’hui est un partenaire compétitif », salue Kaba Nialé, ministre ivoirienne du Plan et du Développement.

Paradis africain

La Chinoise Athena Yu est cofondatrice de l'initiative Made in Africa, une ONG qui conseille les investisseurs chinois, qui voient l'Afrique comme un nouveau paradis : « En fait, l'Afrique n’est pas encore tout à fait un marché émergent, mais nous sommes en train de construire les ponts entre Chine et Afrique. Nous discutons en ce moment avec des décideurs chinois, particulièrement dans le secteur privé, qui sont des investisseurs potentiels et qui pensent que l'Afrique est un paradis. Ils voient que l'Afrique se développe et ils ont conscience que le continent est l'un des plus prometteurs en termes de marché. Ils en sont convaincus ».

Un paradis africain dont ne saura pas à ce séminaire quelles sont les clefs pour y accéder. Particularité sans doute sino-africaine : les échanges entre participants étaient fermés à la presse.

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